Santé sexuelle et reproductive au Bénin/IPAS et l’AJJB font 120 ambassadeurs pour vulgariser le cadre juridique

L’Association des jeunes juristes du Bénin (Ajjb) et IPAS Afrique Francophone achevent leur campagne de sensibilisation des jeunes étudiants sur le cadre juridique des droits de la santé sexuelle et reproductive (Dssr) des femmes et des filles sur une note positive. Avec la session de Porto — Novo tenue ce 13 décembre 2022, cela fait au total 120 jeunes mieux informés et engagés à vulgariser la bonne information.

Un 10/10 au tandem IPAS Afrique Francophone et jeunes juristes du Bénin qui se sont engagés à faire barrière à la méconnaissance et à la mauvaise interprétation des textes de loi qui garantissent aux femmes et aux filles un libre accès aux services de santé et de reproduction au Bénin. Après Cotonou le 7 décembre et Bohicon le 10 décembre, c’était au tour des jeunes de la capitale administrative d’accueillir ce 13 décembre les deux communications qui visent respectivement à présenter les actes constitutifs d’infractions à raison du sexe des victimes et les nouvelles conditions prévues par le législateur béninois pour faciliter l’accès à l’avortement sécurisé.

Après plus de trois heures d’échanges, les 40 participants en provenance des universités et centres d’enseignement supérieur de la ville se sont montrés très réactifs et critiques sur le contenu des communications. Ce qui témoigne que l’Ajjb et IPAS Afrique Francophone ont choisi la bonne cible pour lever les ambiguïtés autour de ces lois relatives au Dssr, alimentées par les oppositions religieuses, sociales et culturelles. Pour tous ces participants, plus aucun flou ne subsiste autour de la question. Venus avec des appréhensions voire une conception négative de la loi 2021-12 modifiant et complétant la loi 2003-04 du 3 mars 2003 targuée de donner libre cours l’avortement au Bénin, certains repartent la mentalité changée.

« Avant d’arriver à cette formation, j’avais une position subjective par rapport à la légalisation de l’avortement au Bénin, mais aujourd’hui j’ai compris que ce n’était pas pour nuire aux populations, mais pour combattre ce qui se faisait dans la clandestinité. » déclare Michael Fonsou, étudiant en géographie à l’université d’Adjarra et activiste des questions de santé sexuelle et reproductive des jeunes et adolescents.

Tout comme lui, Yvette Hounsou déjà avertie de ces lois, est plus que convaincue de mener des actions à la base afin que le contenu de ces lois et leur bonne interprétation touchent les apprenties et membres de sa communauté.

« Nous nous réjouissons d’avoir désormais 120 jeunes capables de relayer es informations sur le cadre légal des Dssr partout où ils sont. », confie Alexia Wussu, vice-présidente de l’Ajjb. En réponse aux doléances des participants, celle-ci inscrit aux perspectives de son association, la diffusion de cette sensibilisation dans les langues nationale afin de toucher les cibles analphabètes, principales victimes des violences basées sur le genre et d’avortement clandestin. « Nous nous engageons à écrire et à discuter de tels projets de vulgarisation des lois en langue nationale avec les personnes en milieu rural », ajoute-t-elle. Pour arriver, elle lance un appel à toute organisation en mesure de soutenir cette initiative.

Elle n’a par ailleurs pas manqué de saluer IPAS Afrique Francophone pour le soutien technique et financier apporté dans l’exécution de ce projet dont le succès est à l’actif des deux parties. Soulignons que chacune des sessions a été sanctionnée par la remise d’attestation aux participants avec la même exhortation, de partager la bonne information autour d’eux.

Méchac A.

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