Cote d’Ivoire : Gbagbo abandonne le FPI, Affi N’guessan réagit

De retour dans son pays natal après une décennie de procès à La Haye, pendant que les ivoiriens attendent impatiemment le processus de réconciliation nationale, Laurent Gagbo, a annoncé la création d’un nouveau parti en octobre prochain dont il sera probablement le leader. C’était au cours de la réunion du comité central extraordinaire du Front Populaire Ivoirien canal historique ce lundi 09 août.

 L’ancien chef d’État et rival politique d’Alassane Dramane Ouattara abandonne ainsi l’ancienne famille politique qu’il a lui-même fondée en 1982, le FPI dirigé depuis 2014 par Pascal Affi N’gessan, ancien premier ministre de Gbagbo et dirigeant légalement entériné du parti.

« Sur le chemin de la lutte, on rencontre souvent quelques écueils. Quand tu marches et que tu vois une pierre, tu ne te bats pas contre la pierre. Tu la contournes ou tu sautes. », a-t-il affirmé faisant allusion au blocage que représente Pascal Affi N’guessan, accusé d’avoir pris le parti en otage.

Face à la nouvelle, la réaction de ce dernier ne s’est pas fait attendre. Pour celui-ci, Gbagbo serait assoiffé de pouvoir et de vengeance alors qu’il devrait agir dans le sens de la réunification du FPI.

M.A.

Ci-dessous le message d’Affi N’guessan après la déclaration de Gbagbo

« À l’issue d’une rencontre avec ses sympathisants ce lundi 9 août 2021, le Président Laurent Gbagbo vient d’annoncer qu’il abandonne la bataille inopportune et destructrice qu’il mène depuis 7 ans contre le Fpi et qu’il “va créer un autre parti avec le même contenu”.

Ainsi, en réponse à ma demande d’audience, à ma volonté de dialogue en vue de l’unité du Fpi, Laurent Gbagbo a choisi la rupture et la division. Il enterre l’espoir qu’avaient nos militants, nos électeurs, nos sympathisants, en l’unité de la gauche, en la réconciliation de notre famille politique.

Il endosse de manière assumée devant nos compatriotes et devant l’histoire la responsabilité du schisme qui marque désormais l’épopée du Fpi.

Et pourtant ses visites et ses embrassades avec ses tourmenteurs d’hier avaient laissé penser qu’il était véritablement le chaînon manquant de la réconciliation nationale et qu’il aurait à cœur d’œuvrer à l’unité de notre parti. Hélas !

Cette décision, dictée essentiellement par la soif de pouvoir et la volonté de revanche, constitue un défi à notre force de caractère, à nos convictions idéologiques et à notre maturité politique.

Pour ma part, j’assure les militants et sympathisants du Fpi, l’opinion nationale et internationale de ma ferme volonté de poursuivre ma mission pour la renaissance du parti en vue de la reconquête du pouvoir en 2025.

Je continuerai de me battre pour les valeurs de démocratie et de progrès que nous avons autrefois partagées.

Hauts les Cœurs, la lutte continue ! »

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