Sénégal: trois sages-femmes condamnées suite au décès d’une patiente en couches

Incriminées pour le décès d’une femme en couche au centre hospitalier régional Amadou Sakhir Mbaye au Sénégal, trois sages femmes impliquées on été présenté au procureur. Leur verdict est tombé ce mercredi 11 mai 2022.

Le juge du tribunal de Louga au Sénégal vient de condamner les trois sages-femmes impliquées dans le décès de Astou Sokhna, la femme en couche décédé au centre hospitalier régional Amadou Sakhir Mbaye au Sénégal. Arrêté depuis la mort tragique de la femme 1er avril dernier, elles ont été gardé à vue puis présenté au tribunal de Louaga ce mercredi.

C’est en effet, au terme d’une audience qui a duré près de 16 heures et a vu défiler devant la barre, une quinzaine de personnes, que la sentence a été prononcé. L’équipe du soir composé de trois sages-femmes qui était en service à écopé de 6 mois de prison avec sursis. Les trois autres officiant le matin, ont tout simplement été relaxées.

Les trois femmes ont été condamné pour « non-assistance à personne en danger » après la mort en couches d’Astou Sokhna. Selon les faits rapportés par les médias locaux, les sages-femmes ayant écopé d’une condamnation travaillaient dans l’équipe du soir au moment des faits, alors que celles relaxées étaient de service le matin du 1er avril. La relaxe de ces dernières a été prononcée au profit des trois autres sages-femmes mises en cause dans l’affaire.

Notons qu’une peine d’un an d’emprisonnement dont un mois ferme avait été requis par le ministère public pour quatre des sages-femmes et la relaxe pour les deux autres. Pour rappel, cette affaire judiciaire est né du décès en couches d’Astou Sokhna, 1er avril dernier, à la maternité de l’hôpital Amadou Sakhir Mbaye de Louga suite à un manque d’attention venant du personnel médical. La jeune femme avait attendu plusieurs heures en vain pour subir une césarienne. Décédé dans ces conditions, sa famille a alors déposé une plainte devant la justice pour non-assistance à personne en danger estimant que son décès serait suite à une négligence du personnel de l’établissement.

Jocelyne KOUKPOLIYI

Spread the love

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée.