Bénin /Economie : Les centrales syndicales protestent contre la cherté de la vie

Ce vendredi, 18 Février 2022, les travailleurs ont dénoncé  une « politique fiscale sauvage » ceci à travers un géant meeting de protestation à la bourse de travail à Cotonou.

Pancartes en main et banderoles au front, les travailleurs scandent des slogans « Non à la vie chère», « Non aux impôts qui asphyxient les travailleurs ».Telles sont les cries qui entendus devant la bourse de travail de Cotonou, ce 18 février 2022. On note la présence de plusieurs responsables syndicaux dans les foulées dont les secrétaires généraux de la Csa-Bénin, Anselme Amoussou, de la Cosi-Bénin, Noël Chadaré, de la CGTB, Moudachirou Bachabi, de l’UNSTB, Appolinaire Affewé sans oublier Adolphe Houssou, le porte-parole de l’intersyndicale des syndicats de la santé.

A en croire leur dire, une kyrielle de raisons pousse à leur protestation. On peut citer entre autres le refus de convention collective dans plusieurs entreprises, la privatisation des dockers de tout droit, la situation des enseignants aspirants, des licenciements à la SBEE, des salaires impayés au PAPME, finalement liquidé et le flambé des prix du transport, de l’énergie, des produits pharmaceutiques et des produits de premières nécessité.

« La vie n’a jamais été aussi chère au Bénin et les pauvres n’ont jamais été aussi nombreux » déplore Anselme Amoussou, secrétaire général de la Csa-Benin. Il ajoute que selon les statistiques, le taux de pauvreté a galopé de 33 % en 2016 à plus de 45% en 2021.

Le secrétaire général de la Cosi-Benin, Noël Chadaré à son tour, a fait savoir que la forte mobilisation autour du meeting est un signal envoyé aux gouvernants pour attirer leur attention sur leur mal-être et le mal-vivre des populations. Il ajoute que la situation est suffocante et l’indifférence du gouvernement est inadmissible.

Rappelons que le présent meeting  a été initié par la Confédération des syndicats autonomes (Csa-Benin), dans l’optique d’attiré l’attention du gouvernement et précise de durcir le ton si rien n’est fait après ce première protestation.

Joanitha DEGBEAWO

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