Bénin: après l’évacuation de Dassigli, des conseillers communaux et consorts se succèdent à la barre

A la Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme (CRIET), l’audience a repris après la suspension intervenue suite au malaise du ministre Barnabé Dassigli.

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Successivement, conseillers communaux, cadres de la mairie d’Abomey-Calavi et toutes les autres personnes impliquées dans le dossier ont défilé devant le juge des céans pour leur déposition.

Poursuivi sans mandat de dépôt, l’ex-adjudant de la gendarmerie, Victor Avocè, ne cache pas sa surprise du fait de la présence de son nom sur la liste des acquéreurs. « Je n’ai signé aucune convention », a-t-il martelé à la barre.

A sa suite, le secrétaire général de la mairie, Sébastien Kissinclounon, a fait un large exposé de ce qu’il connait du dossier avant de conclure n’avoir aucune responsabilité dans cette affaire.

L’audition des conseillers qui ont voté le rapport de la commission ad’hoc

Invité à la barre, le conseiller communal Thomas Tapet a fait savoir qu’il n’a rien à avoir dans ce procès.

Il rappelle devant la cour, les propos qu’il a tenus devant le procureur du tribunal d’Abomey-Calavi quand ce dernier l’a convoqué dans le cadre de ce dossier. « Il doit avoir une erreur sur ma personne », avait-il affirmé.

Il poursuit en affirmant qu’il n’était point informé du morcellement du domaine par ses collègue mais qu’il a voté le rapport du comité ad’hoc mis en place par le maire Georges Bada parce que les argumentaires des conseillers à cette séance tenaient la route

Quant au conseiller Roger Kinssiclounon, c’est le chef d’arrondissement Bernard Hounsou qui lui a octroyé des parcelles dans le domaine incriminé.

A la barre, le chef d’une collectivité, Bernard Zanmènou, regrette être « bénévolement en prison » à la place de l’un de ses frères qui maîtriserait mieux le dossier mais qui a pris la poudre d’escampette.

A l’en croire, sa collectivité a reçu 10 parcelles dans le domaine. Mais le procureur de Calavi leur a demandé de rétrocéder les parcelles, ce qu’ils ont fait.

L’audience a été ensuite momentanée suspendue aux environs de 14 heures pour être reprise après 15 heures.

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